La serre aux éphémères

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jeudi 10 avril 2008

Pour l'amour de Keith



Cher Keith,


Il y a six mois, je ne vous connaissais pas. Je ne connaissais d'ailleurs pas votre concert mythique à Cologne en 1974.

Comment vous ai-je connu? Une coupe de champagne à la main, dans un canapé confortable, avec vue sur les immeubles de Shibuya...

Comment l'ai-je vécu? Bien, vous m'avez presque arraché une larme.

Comment nous a-t-on présentés?

Mon interlocuteur : 'Tu connais?

Moi : 'Non. Mais j'aime beaucoup'

Mon interlocuteur : 'C'est un concert mythique. C'est Keith Jarret. Comment peux-tu ne pas connaître?'


Ma culture semble parfois manquer de légitimité... cher Keith, j'en suis désolée.

Vous avez changé ma vie. La première partie de votre concert a gravi avec succès et rapidité les échelons de mon iPod. Il se classe dans le top 10 alors que je l'ai depuis 2 ans, au coude à coude avec les Shins.

Je pense à vous dans le métro, surtout. Le monde environnant devient subitement plus souriant quand vous inondez mes oreilles.


Merci.

lundi 3 mars 2008

Monday morning

Un lundi matin, les Shins a fond dans les oreilles de Bastille à George V.

Soudainement, on oublie qu'il pleut, que les gens ont l'air malheureux dans le métro, que le CAC ouvre méchamment à la baisse, qu'on a complètement oublié de prendre des nouvelles de son meilleur ami après le semi-marathon et qu'on est rongée par la honte et les remords à l'idée de savoir qu'il s'est peut-être blessé ou qu'il est arrivé premier et qu'on ne le sait même pas...


La solution anti-déprime (mais temporaire seulement pour l'anti-culpabilité):

c'est ici !