La serre aux éphémères

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mercredi 30 avril 2008

Une colline violette

Coldplay emboîte le pas à Radiohead et met son premier single en téléchargement légal sur son site : www.coldplay.com avant la sortie de Viva La Vida... titre d'album un peu plus optimiste (ou pas) que les précédents.

Toujours aussi aussi introverti, saturé de basses plus qu'à l'habitude, on y perd un peu la voix à laquelle on s'était habituée...

mais la fin, avec son accompagnement minimaliste au piano qui conclut sur "If you love me, won't you let me know"  nous rappelle que, oui, il s'agit bien de Coldplay.

C'est pour ça qu'on les aime.


Sortie de l'album le 16 juin et tournée dans la foulée

vendredi 4 avril 2008

Lunar Park


Kwoon - I lived on the Moon

Ils se revendiquent indistinctement des Pink Floyd ou de Sigur Ros ; ils me rappellent Girls in Hawaii ou Muse, avec tantôt leurs voix graves, tantôt leurs basses saturées qui savent faire vibrer et votre inconscient et votre corps entier.

Ils se nomment Kwoon. Ils ont un album à leur actif (sorti fin 2006) : Tales & Dreams. Leur clip a gagné plusieurs prix.

Jelly Fish Ballet, un instrumental posé, invite à la rêverie ou à l'introspection.




On attend la suite avec impatience.

lundi 25 février 2008

Comme un buffalo

... qu'a passé sur moi... Arrêtons-là mes élucubrations monégasques. Nous ne parlerons pas de mes performances passées sur Sing Star, mais des Moriarty, un petit groupe bien sympathique qui partage à n'en pas douter de nombreuses influences avec Cocoon.

et hop la montagne... ;-)

Revenons à Moriarty. Sous un premier abord très folk, ils se revendiquent à la fois de Kerouac, Purcell, Johny Cash, Arvo Part ou Thom Yorke (tiens donc...). Ce qu'on en perçoit, c'est un mélange d'insouciance et de gravité, déclinés le plus souvent dans des tons mineurs, où le jeux des voix et des instruments (un harmonica, une guitare acoustique...) se met au service des paroles, pour les sublimer et leur donner la place qui leur revient.

Parce que les Moriarty ne se contentent pas des mélodies; leurs textes sont comme de longs voyages à travers de grands espaces, non sans rappeler l'ambiance de L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford... ou le fabuleux Into the Wild.

Donc, si l'on en croit les Moriarty, les buffles parlent et consolent Jimmy de porter le même prénom que toute sa famille. Moi aussi, je veux bien qu'elles me parlent, les vaches, quand je me promène dans les champs...

"And the Buffaloes used to say be proud of your name
The Buffaloes used to say be what you are
The Buffaloes used to say roam where you roam
The Buffaloes used to say do what you do"


A noter : une Olympia est prévue en octobre. Avis aux amateurs.

mardi 8 janvier 2008

My rainbow in the winter clouds

Vieille école quoiqu'il advienne, je ne m'étais pas procuré "In rainbows", le dernier album de Radiohead, je n'avais lu aucune critique portant sur l'album en lui-même (et non son mode de distribution). Une écoute approfondie de l'intégrale et du fameux "Eraser" de Thom Yorke était parvenue à me laisser croire que je découvrirais l'album lors du concert.

Il n'en fut rien. Le 31 décembre, j'ai cédé à la tentation (comme souvent).

Cet album est une divine comédie. On est invité à y entrer, on chemine durant deux premières pistes le long d'un chemin incertain, angoissé et angoissant. Cerbère attend le musicien et l'auditeur. Le choc est rude, aucun vivant n'en sort indemne.

Dès Nude, le questionnement se fait plus intime, moins violent aussi. Il nous entraîne dans une chute qui n'est en réalité qu'une errance. Un voyage au sein de nos névroses, de nos peurs. "Now that you found it it's gone".

Faust Arp est une élévation, un doute né de la mélancolie qui prend les musiciens aux tripes et les conduit à traverser enfin le Styx. Une tempête se déchaîne, nous fait regretter la rive dont on vient, qui bien que peu agréable, avait le mérite d'être connue.

Cette piste est à mon sens l'apothéose de cet album. Un mélange incroyable, époustouflant, balayant tout sur son passage, une oscillation entre extase et mal-être selon l'humeur du moment.

Puis arrive Reckoner, l'arrivée sur les Champs-Elysées ou dans le Paradis de Dante. Une fois de plus, cela ne ressemble à rien de vu, de senti ou d'entendu. On s'y abandonne, ils nous le rendent tellement bien.


Quant au concept de l'album à fabriquer soi-même, c'est un concept.

Je ne fabriquerai pas mon CD mais le fétichiserai dans son carton.

mercredi 2 janvier 2008

Pour bien commencer 2008


C'est officiel, je suis allée chercher mes places, je vais voir Radiohead le 10 juin à Bercy.


Le Père Noël m'a aussi offert des places pour aller voir Cocoon. Youpiiii!


Et pour couronner le tout un Pleyel dirigé par Pinchas Steinberg le 9 janvier.