La serre aux éphémères

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jeudi 17 janvier 2008

Ecouter son banquier peut nuire gravement au patrimoine

Bref bilan pour l'année écoulée avant de toucher les intérêts divers et variés. Je constate avec joie combien j'ai été bien inspirée de pas écouter mon banquier.

Il me recommandait en novembre 2006 de ne conserver qu'un strict minimum de liquidités sur mon Livret Jeune (et oui, j'y ai encore droit!) -histoire de compenser les 800 euros de découvert autorisé- et de faire passer mes obli euro pépères (et certes pas ultradynamiques) en trackers immobilier et CAC 40, pour la simple raison qu'ils gagnaient entre 15 et 25 % par an depuis plusieurs années, et que le CAC comme l'immobilier restent des valeurs sures. Certes.

Il contrecarrait ainsi mes grandes théories sur les marchés émergents et les matières premières, trouvant ces derniers trop risqués, avec une petite répartie du type "Chacun son domaine d'expertise, mademoiselle, la Chine, l'Inde et les pays de l'Est, c'est surfait". Réponse : "Euh, c'est pour ça que la Soc Gén fait des pub pour Lyxxor Russie dans L'Agefi? ". Blanc.

Mon inertie habituelle m'a donc fait garder mes livrets, PEL et autres obli tranquilles, ne bénéficiant donc pas du tout de l'option "Multisupport" de ma superbe assurance vie, glorieusement approvisionnée de 30 euros par mois.

A la bonne heure! Mes obli ont rapporté plus que le CAC (faut dire que c'était pas difficile) parce qu'il y a un plancher de rémunération (hé hé). Quant aux trackers sur le secteur de l'immobilier...

Conclusions:

- Mieux vaut lire Le Revenu et comprendre des analyses financières qu'écouter son chargé de clientèle

- Finalement, 4% défiscalisés, ça n'est peut-être pas si mal?

- Une fois de plus, j'aurais du suivre mon intuition... damned

lundi 14 janvier 2008

La pensée du matin

"S'il n'y a plus aujourd'hui de féminité, c'est qu'il n'y en a jamais eu."

Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe (Introduction)


Le fait est...

dimanche 13 janvier 2008

Aux limites de l'hermétisme musical ?

On fête cette année les 50 ans du Groupe de Recherches Musicales. Je me suis donc rendue hier à un concert à la Maison de Radio France, en présence de François Bayle, chef de file de la musique expérimentale depuis les années 1960.


Pour vous donner une idée de ce que sont la musique concrète et la musique expérimentale, cliquez ici.


Cinq morceaux, cinq compositeurs, de quoi se faire une opinion?


Commençons par feu Claude Ballif, et son Points-Mouvements. Le compositeur cherche à "entrer dans le son". Enfin, pour un béotien, les sons s'apparenteraient plutôt à des bruits mis en scène, une sorte de transfiguration du réel qui vise à son immanence dans la salle de concert.

Robert Hampson, 42 ans et venu d'outre-manche, nous livre une composition, Dans le lointain, où l'on réalise à quel point les sons peuvent avoir un fort pouvoir d'évocation. J'y ai donc entendu une vague sur une plage, une autoroute devenant tunnel, les bruits d'une nuit d'été, un magasin d'horloge à la façon de Dark Side of the Moon (1973, déjà!). Il s'agirait donc en fait d'un voyage, d'une mosaïque musicale d'une force inouïe, sublimée par la spacialité du son dans la salle.

A partir de la troisième pièce (Dimitri Coppe, Christine Groult et François Bayle), j'ai commencé à percevoir à quel point il est possible de pousser loin les frontières de l'exploration musicale, et c'est à proprement parler fascinant.

C'est intéressant, mais je ne sais que crier : imposture intellectuelle ou coups de génie (un peu comme Duchamp à son époque). Le fait est qu'il faut ne pas avoir les tympans trop sensibles (les miens n'y ont pas résisté) et ne pas avoir peur de se croire au milieu d'un élevage de Gremmlins.

J'admire néanmoins la démarche et propose le programme des concerts suivants Programme GRM. Pas de soucis, même 10 minutes avant, vous aurez des places.


PS : dans la rubrique "Maintenant ou jamais", je suis allée voir Arcimboldo. J'avoue n'avoir jamais avant été frappée par un aussi grand nombre de fac-similés dans une expo...


mardi 8 janvier 2008

My rainbow in the winter clouds

Vieille école quoiqu'il advienne, je ne m'étais pas procuré "In rainbows", le dernier album de Radiohead, je n'avais lu aucune critique portant sur l'album en lui-même (et non son mode de distribution). Une écoute approfondie de l'intégrale et du fameux "Eraser" de Thom Yorke était parvenue à me laisser croire que je découvrirais l'album lors du concert.

Il n'en fut rien. Le 31 décembre, j'ai cédé à la tentation (comme souvent).

Cet album est une divine comédie. On est invité à y entrer, on chemine durant deux premières pistes le long d'un chemin incertain, angoissé et angoissant. Cerbère attend le musicien et l'auditeur. Le choc est rude, aucun vivant n'en sort indemne.

Dès Nude, le questionnement se fait plus intime, moins violent aussi. Il nous entraîne dans une chute qui n'est en réalité qu'une errance. Un voyage au sein de nos névroses, de nos peurs. "Now that you found it it's gone".

Faust Arp est une élévation, un doute né de la mélancolie qui prend les musiciens aux tripes et les conduit à traverser enfin le Styx. Une tempête se déchaîne, nous fait regretter la rive dont on vient, qui bien que peu agréable, avait le mérite d'être connue.

Cette piste est à mon sens l'apothéose de cet album. Un mélange incroyable, époustouflant, balayant tout sur son passage, une oscillation entre extase et mal-être selon l'humeur du moment.

Puis arrive Reckoner, l'arrivée sur les Champs-Elysées ou dans le Paradis de Dante. Une fois de plus, cela ne ressemble à rien de vu, de senti ou d'entendu. On s'y abandonne, ils nous le rendent tellement bien.


Quant au concept de l'album à fabriquer soi-même, c'est un concept.

Je ne fabriquerai pas mon CD mais le fétichiserai dans son carton.

mercredi 2 janvier 2008

Pour bien commencer 2008


C'est officiel, je suis allée chercher mes places, je vais voir Radiohead le 10 juin à Bercy.


Le Père Noël m'a aussi offert des places pour aller voir Cocoon. Youpiiii!


Et pour couronner le tout un Pleyel dirigé par Pinchas Steinberg le 9 janvier.

lundi 24 décembre 2007

L'oignon est un légume cathartique

C'est Noêl, les fêtes en famille aidant, je suis sûre qu'on l'a tous pensé un jour.


Je suggère le recours à une aide extérieure qui combine plusieurs avantages:

- pas de risque de rater la recette et que les oignons attachent à la poêle,

- une fois le pot posé en évidence sur la table, personne ne critiquera la cuisinière.

=> On évite donc les crises de nerfs de la cuisinière, qui sous l'effet conjugué de la pression familiale et de l'oxyde de thiopropanthial, risque d'y aller de sa larme...


jeudi 13 décembre 2007

Facebook, le meilleur du pire

J'ai dernièrement reçu trois salves de messages plus surréalistes les uns que les autres.


Plusieurs personnes (dont je ne soupçonnais même pas l'existence) m'ont demandé de "Have sex with them". C'est virtuel, certes, mais quand Facebook commence à m'expliquer "Lucie, you are still a virgin", je ne peux que me dire que nous vivons dans un monde merveilleux. Je dis "Bingo". Et là, je découvre que la moitié de mes prétendants ne se prêteront à l'exercice que s'ils ont trop bu. Le monde est cruel et ils ne savent pas ce qu'ils perdent. Na.


J'ai par ailleurs reçu un fil de message fascinant. L'une de mes connaissances m'envoie un mail pour vendre la maison d'un ami sur Facebook, donc. Je vois en copie tout un tas de monde que je connais mais dont je n'aurais pensé croiser que des fakes.

Là, ce sont les vrais, et ils me répondent.

Preuve à l'appui dans ma boite mail. Je ne citerai pas les personnes en question mais c'est édifiant.



Sachez que si j'étais dans Sex and the City je serais Miranda et si je choisissais où habiter, ce serait Tokyo. Hum...



PS: Aujourd'hui, c'était la Sainte Lucie.

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