La serre aux éphémères

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jeudi 28 février 2008

Cosmopolitan?

vs.   

En évoquant récemment le mot Cosmopolitan, j'ai visiblement semé un doute.

Ma futilité consiste-t-elle en une revendication de la lecture de Cosmo ou en un penchant pour le cocktail du même nom?



Que ceux qui sont venus chez moi témoignent...

Le Cosmo est LA boisson de Sex & the City par excellence (avec le martini, ils appartiennent à la même catégorie de cocktails), après quelques recherches, elle semble initialement gay (mais qui s'en soucie?) et a été créée dans les années 50.

Voici la minute "Lucie-vous-simplifie-la-vie-avec-un-truc-dont-vous-ne-soupçonniez-
pas-l-existence"

  • Comment faire un bon cosmo?

Un verre à Martini, un peu de glace pilée, un trait de jus de citron, une bonne dose de vodka (Absolut ou Stoli, s'y prêtent fort bien), un peu de Cointreau, et le reste en jus de cranberry (Ocean Spray en fait un light qui passe tout à fait inaperçu). Ce qui nous fait, comme chez Pagnol, quatre tiers dans un verre.


  • "Paris est la ville du cosmopolite" Balzac

On en fait d'excellents au Forum, de très bons (et tout aussi chers) au Marly et au Sir Winston et il y en avait de tout à fait recommandables chez OPA ou chez Régine (oups). Les miens étant réalisés avec amour et dextérité, ils sont donc tout simplement hors catégorie (ça va de soi). Dégustation lors du prochain "dîner de Lulu". Soyez à l'heure!

Pour la peine, je me suis précipitée au kiosque à journaux...

lundi 25 février 2008

Comme un buffalo

... qu'a passé sur moi... Arrêtons-là mes élucubrations monégasques. Nous ne parlerons pas de mes performances passées sur Sing Star, mais des Moriarty, un petit groupe bien sympathique qui partage à n'en pas douter de nombreuses influences avec Cocoon.

et hop la montagne... ;-)

Revenons à Moriarty. Sous un premier abord très folk, ils se revendiquent à la fois de Kerouac, Purcell, Johny Cash, Arvo Part ou Thom Yorke (tiens donc...). Ce qu'on en perçoit, c'est un mélange d'insouciance et de gravité, déclinés le plus souvent dans des tons mineurs, où le jeux des voix et des instruments (un harmonica, une guitare acoustique...) se met au service des paroles, pour les sublimer et leur donner la place qui leur revient.

Parce que les Moriarty ne se contentent pas des mélodies; leurs textes sont comme de longs voyages à travers de grands espaces, non sans rappeler l'ambiance de L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford... ou le fabuleux Into the Wild.

Donc, si l'on en croit les Moriarty, les buffles parlent et consolent Jimmy de porter le même prénom que toute sa famille. Moi aussi, je veux bien qu'elles me parlent, les vaches, quand je me promène dans les champs...

"And the Buffaloes used to say be proud of your name
The Buffaloes used to say be what you are
The Buffaloes used to say roam where you roam
The Buffaloes used to say do what you do"


A noter : une Olympia est prévue en octobre. Avis aux amateurs.

samedi 23 février 2008

Par une journée d'hiver...

... je me suis rappelé une journée d'été.


Ils sont beaux, ces arbres, non?

Quand je pense que le magnolia va bientôt fleurir, si ce n'est déjà fait... dommage que ce soit si loin de Paris!

mardi 19 février 2008

Soirée de filles

Associer correctement le pied à la marque : Kenzo, Kenzo, Zara, Marque japonaise,  Route des Vins Alsace (marque japonaise aussi), Marque autrichienne inconnue...

vendredi 1 février 2008

Cocoon - Barenboïm - Be

Oui je sais, j'abuse en mélangeant tout ça. Tant pis.

Commençons avec Cocoon. Je vous remets la montagne, parce que je l'aime bien.

Ce fut régressif, jouissif, animé, à la Maroquinerie -endroit inédit pour moi-.
Marc et Morgane ont fait s'asseoir une salle surpeuplée, nous ont fait crier tels des dinosaures agonisants, nous ont avoué la présence de Julien Doré dans la salle - si seulement je savais vraiment à quoi il ressemble ...
Ils nous ont chanté une reprise folk du Rehab d'Amy Winehouse qui passera le 13 ou le 14 mars dans Taratata.
Ils ont parlé de leur peluches : panda exhibitionniste, rat, lapin et autres hérissons.
Ils m'ont donné envie de continuer à nourrir le dinosaure qui grandit depuis Noël sur mon balcon.
Ils m'ont donné envie de me procurer leur EP qui semble déjà introuvable.


Pleyel. Hier soir.
Eschenbach plus en forme que jamais a dirigé un orchestre remonté à bloc pour la Huitième symphonie de Dvorak.
Je ne connaissais pas, mais cela valait indubitablement le détour. - On peut m'offrir un CD -
Ce n'était là que l'échauffement. En deuxième partie arrivait Barenboim, raison pour laquelle la salle était complète.
Et là ce furent 50 minutes d'évasion. Le premier concerto pour piano et orchestre de Brahms est une pure merveille - que vous connaissez sans doute, mais sans le savoir - c'était mon cas.
Littéralement la tête dans le piano - ce sont les risques du premier rang et des abonnements jeune - , j'avoue ne pas avoir profité de toutes les sonorités de l'orchestre. Mais le piano...
Ce fut une ovation. Méritée.

Dans la rubrique Maintenant ou Jamais, je choisis jamais.

Tenté samedi matin le petit déjeuner chez Be, boulevard de Courcelles.
Adepte depuis leur ouverture (c'est en face de mon ancien "chez-moi") de leur pain au noix incroyable, de leurs croissants à se damner, de leurs sandwiches irréprochables et imaginatifs, ou de leur brochette de banquiers travaillant chez Goldman Sachs (facile, c'est écrit sur les tickets resto, et de toutes façons, avec l'habitude, ça se reconnait, un banquier) qui se pressent à midi,  j'ai été fort déçue par le service. Rapidité et efficacité pas franchement au rendez-vous.
Dommage, c'est quand même la seule boulangerie de Paris où je n'ai même pas à demander de mettre mes achats sur le compte de ma grand-mère. Ils le font tout seuls (et les banquiers jettent parfois un coup d'oeil étonné). Je dois même la plupart du temps dorénavant leur demander de ne pas le faire (et les banquiers jettent là aussi un coup d'oeil étonné). Ils semblent donc bien avoir le sens de la clientèle.
Be, c'est donc à emporter, toujours, et pas sur place.



mercredi 23 janvier 2008

Eloge de l'hiver

Qui n'a jamais, par une froide et journée d'hiver ensoleillée, trouvé qu'au fond, l'hiver peut tout de même être agréable?


Notre conception de l'hiver, telle une saison de gris et de noir, est certainement biaisée par une héritage judeo-chrétien qui diabolise la nuit et appréhende des conditions climatiques rudes à la façon d'une punition divine.


Et pourtant.

L'hiver est une saison tellement plus surprenante que l'été et son soleil de plomb. Bien qu'étant une saison linéaire, elle est on ne peut plus variée. On y trouve brume, brouillard, la pluie dans tous ces états, le vent qui n'est pas en reste de créativité, les nuages, le soleil aussi, le givre, et comble du bonheur, la neige.

N'est-ce pas sous le givre que les jardins sont magnifiés, leurs reliefs mis en valeur par une lumière rasante?

N'est-il pas plaisant de déguster langoureusement un vin chaud en bas des pistes ou de se réchauffer les mains avec un cornet de chataignes devant les grands magasins ?

Le plaisir ultime n'est-il pas non plus de sortir glorieusement ses lunettes de soleil pour remercier le ciel d'être si bleu lors d'une promenade hivernale ? Ou de mettre dans un vase un bouquet de renoncules?

Et que dire d'un repas exclusivement composé d'un bon vin, d'un Mont Dore au four, quelques pommes de terre et un peu de pain de campagne ?


Vue de Buda sur le Danube et l'institut Français de Budapest par un après-midi de février 2003.

mardi 22 janvier 2008

Nom d'un Wombat

Mais si vous connaissez les Wombats ! Ce ne sont pas seulement de petits marsupiaux venus d'un autre hémisphère !


Ils sont trois, ont un humour ravageur, et surtout, sont à l'origine du fameux "Let's dance to Joy Division".


Ils étaient lundi 21 janvier les invités de la Black Session de Bernard Lenoir et ont donné à la salle et aux auditeurs de France Inter (chose assez rare) tout ce qu'ils avaient dans les cordes vocales et dans le poignet. Un batteur déchaîné, omniprésent mais pas étouffant, un guitariste expansif (qui joue aussi d'une espèce de vibraphone) et un bassiste qui ne ménage pas sa voix. Ce trio fantasque sait communiquer avec la salle, se lance à quelques mots de français. Je suis sous le charme.


On souhaite donc une longue vie aux Wombats. Un jour viendra où ils auront d'autres chansons pour nous faire danser.

Un grand merci aussi à Bernard Lenoir et sa superbe programmation. Le service public peut être fier de ses émissions.

Promis, un jour je vous parlerai aussi de mon réveil  avec Le Mouv', de mes petits-déjeuners avec Nicolas Demorand, de mes siestes (oups) avec Ali Baddou, ou du charmant Dominique Desaunay (et son journal multimédia) sur RFI.


PS : Dans la rubrique Maintenant ou jamais, je suis aussi allée voir Courbet au Grand Palais.

1/ Je ne pouvais pas ne pas y aller

2/ En sortant du bureau à 18h45 un jour d'arrêt cardiaque du CAC, c'est curieusement tout à fait pratiquable et pas surpeuplé

3/ J'ai beau ne pas raffoler des portraits, on ne lui retirera pas son talent

4/ J'ai l'impression qu'il signe quasiment tous ses tableaux, dommage

5/ Finalement, j'en veux bien un ;-)

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