La serre aux éphémères

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Minutes culturelles

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dimanche 13 janvier 2008

Aux limites de l'hermétisme musical ?

On fête cette année les 50 ans du Groupe de Recherches Musicales. Je me suis donc rendue hier à un concert à la Maison de Radio France, en présence de François Bayle, chef de file de la musique expérimentale depuis les années 1960.


Pour vous donner une idée de ce que sont la musique concrète et la musique expérimentale, cliquez ici.


Cinq morceaux, cinq compositeurs, de quoi se faire une opinion?


Commençons par feu Claude Ballif, et son Points-Mouvements. Le compositeur cherche à "entrer dans le son". Enfin, pour un béotien, les sons s'apparenteraient plutôt à des bruits mis en scène, une sorte de transfiguration du réel qui vise à son immanence dans la salle de concert.

Robert Hampson, 42 ans et venu d'outre-manche, nous livre une composition, Dans le lointain, où l'on réalise à quel point les sons peuvent avoir un fort pouvoir d'évocation. J'y ai donc entendu une vague sur une plage, une autoroute devenant tunnel, les bruits d'une nuit d'été, un magasin d'horloge à la façon de Dark Side of the Moon (1973, déjà!). Il s'agirait donc en fait d'un voyage, d'une mosaïque musicale d'une force inouïe, sublimée par la spacialité du son dans la salle.

A partir de la troisième pièce (Dimitri Coppe, Christine Groult et François Bayle), j'ai commencé à percevoir à quel point il est possible de pousser loin les frontières de l'exploration musicale, et c'est à proprement parler fascinant.

C'est intéressant, mais je ne sais que crier : imposture intellectuelle ou coups de génie (un peu comme Duchamp à son époque). Le fait est qu'il faut ne pas avoir les tympans trop sensibles (les miens n'y ont pas résisté) et ne pas avoir peur de se croire au milieu d'un élevage de Gremmlins.

J'admire néanmoins la démarche et propose le programme des concerts suivants Programme GRM. Pas de soucis, même 10 minutes avant, vous aurez des places.


PS : dans la rubrique "Maintenant ou jamais", je suis allée voir Arcimboldo. J'avoue n'avoir jamais avant été frappée par un aussi grand nombre de fac-similés dans une expo...


dimanche 2 décembre 2007

Dimanche, c'est Cocoon

Cocoon, un garçon, une fille, un panda, une guitare acoustique, pas de batteur, des airs folks à vous faire sourire autant que pleurer.


A noter, dans leur premier single On my way : "I am such a coward, I could win an award". J'aurais voulu pouvoir l'écrire.


Une date le 29 janvier à La Maroquinerie. Avis aux volontaires.

mercredi 10 octobre 2007

Dior au V&A, souvenirs d'une époque révolue ?

Saviez-vous que les seules ventes à l'étranger de la maison Dior représentaient en 1949 5% du montant total des exportations françaises? Aussi incroyable que cela paraisse, c'est à Londres qu'il faut se rendre (avant le 6 janvier) pour contempler les plus belles pièces du maître Dior, et rêver un moment devant quelques modèles mythiques. Paris / Londres, deux territoires de la mode aux antipodes. Alors que le frog et les restrictions contraignent les couturiers britanniques à une dose d'austérité qui leur va finalement plutôt bien, Paris déborde de créativité et crée des modèles somptueux à coup de dizaines de mètres de Shantung.

Le coup de foudre de l'éphémère : Zémire. Un modèle d'élégance et de sobriété. Un best-seller aussi. Zemire

Ready-to-wear copy of 'Zémire' by Susan Small, silk satin. Vogue (British edition), November 1954

L'exposition est une surprise muséographique, qui permet de ne pas regretter les 9£ du ticket d'entrée. C'est aussi un peu ça, l'Age d'Or de la Couture. La boutique est un musée en soi. Elle mérite largement de s'y attarder.

Volez-y. Plus d'info sur www.vam.ac.uk

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