La serre aux éphémères

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Minutes culturelles

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mercredi 20 août 2008

Le réveil (ou pas)



C'est une espèce d'électrochoc musical dans un TER par un dimanche soir d'août somme toute assez morne qui m'a convaincue de sortir (temporairement) ce blog de son hibernation estivale.

Tout est dit... et si j'avais l'outrecuidance d'en rajouter ou d'épiloguer, cela aurait vite fait de devenir moraliste.

Here in the conscious world
We place our theories down
Why man must bring us
to our knees
Before he sees the weakness
of his sinful plan
The power in his hand
Will never touch a friend

Throw your hatred down
Throw your hatred down

Meanwhile in the underworld
The weaknesses are seen
By peasants and presidents
Who plan the counter-scheme
Children in the schoolyard
Finish choosing teams
Divided by their dreams
While a TV screams

Throw your weapons down
Throw your weapons down

The wheel of fortune
Keeps on rollin' down
The street that's paved
with sinful plans
There but for circumstance
May go you or I
Dressed in gold lame
Find a place to stay

Throw your hatred down
Throw your hatred down
Throw your hatred down
Throw your weapons down

Notez au passage l'ajout de deux contacts dans les liens. Je ne sais pas si je connais de plus en plus de bloggueurs ou si simplement, de plus en plus de personnes de ma connaissance en ont un. Le bon vieux carnet en moleskine a du souci à se faire.

mercredi 30 avril 2008

Une colline violette

Coldplay emboîte le pas à Radiohead et met son premier single en téléchargement légal sur son site : www.coldplay.com avant la sortie de Viva La Vida... titre d'album un peu plus optimiste (ou pas) que les précédents.

Toujours aussi aussi introverti, saturé de basses plus qu'à l'habitude, on y perd un peu la voix à laquelle on s'était habituée...

mais la fin, avec son accompagnement minimaliste au piano qui conclut sur "If you love me, won't you let me know"  nous rappelle que, oui, il s'agit bien de Coldplay.

C'est pour ça qu'on les aime.


Sortie de l'album le 16 juin et tournée dans la foulée

jeudi 10 avril 2008

Pour l'amour de Keith



Cher Keith,


Il y a six mois, je ne vous connaissais pas. Je ne connaissais d'ailleurs pas votre concert mythique à Cologne en 1974.

Comment vous ai-je connu? Une coupe de champagne à la main, dans un canapé confortable, avec vue sur les immeubles de Shibuya...

Comment l'ai-je vécu? Bien, vous m'avez presque arraché une larme.

Comment nous a-t-on présentés?

Mon interlocuteur : 'Tu connais?

Moi : 'Non. Mais j'aime beaucoup'

Mon interlocuteur : 'C'est un concert mythique. C'est Keith Jarret. Comment peux-tu ne pas connaître?'


Ma culture semble parfois manquer de légitimité... cher Keith, j'en suis désolée.

Vous avez changé ma vie. La première partie de votre concert a gravi avec succès et rapidité les échelons de mon iPod. Il se classe dans le top 10 alors que je l'ai depuis 2 ans, au coude à coude avec les Shins.

Je pense à vous dans le métro, surtout. Le monde environnant devient subitement plus souriant quand vous inondez mes oreilles.


Merci.

vendredi 4 avril 2008

Lunar Park


Kwoon - I lived on the Moon

Ils se revendiquent indistinctement des Pink Floyd ou de Sigur Ros ; ils me rappellent Girls in Hawaii ou Muse, avec tantôt leurs voix graves, tantôt leurs basses saturées qui savent faire vibrer et votre inconscient et votre corps entier.

Ils se nomment Kwoon. Ils ont un album à leur actif (sorti fin 2006) : Tales & Dreams. Leur clip a gagné plusieurs prix.

Jelly Fish Ballet, un instrumental posé, invite à la rêverie ou à l'introspection.




On attend la suite avec impatience.

lundi 31 mars 2008

L'élégance du papillon

Boucheron fête cette année ses 150 ans et cela fait donc un siècle et demi que la maison de haute joaillerie est présente Place Vendôme (c'est d'ailleurs la première à s'y être installée).


Nous nous sommes donc rendues un samedi matin dans un magnifique hôtel de la place François 1er pour y découvrir quelques pièces de joaillerie... de quoi vouloir devenir une princesse!


Et comme l'art est au coeur du processus de création, l'exposition était complétée d'œuvres appartenant à la collection de François Pinaud. Ma préférence va aux les "Butterfly paintings" de Damien Hirst.


 











Quelques Jeff Koons, des choses bizarres, drôles ou juste... belles.



Jeff Koons en compagnie de Butée de Porte



















... moi, face à péché originel très bling bling

lundi 25 février 2008

Comme un buffalo

... qu'a passé sur moi... Arrêtons-là mes élucubrations monégasques. Nous ne parlerons pas de mes performances passées sur Sing Star, mais des Moriarty, un petit groupe bien sympathique qui partage à n'en pas douter de nombreuses influences avec Cocoon.

et hop la montagne... ;-)

Revenons à Moriarty. Sous un premier abord très folk, ils se revendiquent à la fois de Kerouac, Purcell, Johny Cash, Arvo Part ou Thom Yorke (tiens donc...). Ce qu'on en perçoit, c'est un mélange d'insouciance et de gravité, déclinés le plus souvent dans des tons mineurs, où le jeux des voix et des instruments (un harmonica, une guitare acoustique...) se met au service des paroles, pour les sublimer et leur donner la place qui leur revient.

Parce que les Moriarty ne se contentent pas des mélodies; leurs textes sont comme de longs voyages à travers de grands espaces, non sans rappeler l'ambiance de L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford... ou le fabuleux Into the Wild.

Donc, si l'on en croit les Moriarty, les buffles parlent et consolent Jimmy de porter le même prénom que toute sa famille. Moi aussi, je veux bien qu'elles me parlent, les vaches, quand je me promène dans les champs...

"And the Buffaloes used to say be proud of your name
The Buffaloes used to say be what you are
The Buffaloes used to say roam where you roam
The Buffaloes used to say do what you do"


A noter : une Olympia est prévue en octobre. Avis aux amateurs.

mardi 22 janvier 2008

Nom d'un Wombat

Mais si vous connaissez les Wombats ! Ce ne sont pas seulement de petits marsupiaux venus d'un autre hémisphère !


Ils sont trois, ont un humour ravageur, et surtout, sont à l'origine du fameux "Let's dance to Joy Division".


Ils étaient lundi 21 janvier les invités de la Black Session de Bernard Lenoir et ont donné à la salle et aux auditeurs de France Inter (chose assez rare) tout ce qu'ils avaient dans les cordes vocales et dans le poignet. Un batteur déchaîné, omniprésent mais pas étouffant, un guitariste expansif (qui joue aussi d'une espèce de vibraphone) et un bassiste qui ne ménage pas sa voix. Ce trio fantasque sait communiquer avec la salle, se lance à quelques mots de français. Je suis sous le charme.


On souhaite donc une longue vie aux Wombats. Un jour viendra où ils auront d'autres chansons pour nous faire danser.

Un grand merci aussi à Bernard Lenoir et sa superbe programmation. Le service public peut être fier de ses émissions.

Promis, un jour je vous parlerai aussi de mon réveil  avec Le Mouv', de mes petits-déjeuners avec Nicolas Demorand, de mes siestes (oups) avec Ali Baddou, ou du charmant Dominique Desaunay (et son journal multimédia) sur RFI.


PS : Dans la rubrique Maintenant ou jamais, je suis aussi allée voir Courbet au Grand Palais.

1/ Je ne pouvais pas ne pas y aller

2/ En sortant du bureau à 18h45 un jour d'arrêt cardiaque du CAC, c'est curieusement tout à fait pratiquable et pas surpeuplé

3/ J'ai beau ne pas raffoler des portraits, on ne lui retirera pas son talent

4/ J'ai l'impression qu'il signe quasiment tous ses tableaux, dommage

5/ Finalement, j'en veux bien un ;-)

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