La serre aux éphémères

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lundi 24 mars 2008

Eloge du lundi de Pâques

Les giboulées nous ont fait oublier l'arrivée - discrète - du printemps cette semaine... mais les cloches nous sont venues de Rome avec leur lot de chocolat (et, qui sait, un message d'espoir).

J'ai eu droit, comme tous les ans (ça devient dans mon cas une tradition - faut-il y voir un sous-entendu? ) à une cloche en chocolat. Excellent, le chocolat, d'ailleurs.

Pour célébrer cette fête religieuse (quand même), je saisis l'actu Deezer, qui met Jeff Buckley et son Hallelujah en tête de liste. On se questionnera sur le fait que ce classique redevienne une actu, mais si le rédempteur est de retour pour quarante jours, autant fredonner des paroles mystiques. Nos souvenirs associés n'ont certainement rien à voir avec un quelconque dimanche ou lundi de Pâques, mais qui s'en soucie ?


PS : je suis née un lundi de Pentecôte, si quelqu'un a une idée pour Deezer - je pensais faire un post sur les logiciels de traduction ;-p ?


mercredi 23 janvier 2008

Eloge de l'hiver

Qui n'a jamais, par une froide et journée d'hiver ensoleillée, trouvé qu'au fond, l'hiver peut tout de même être agréable?


Notre conception de l'hiver, telle une saison de gris et de noir, est certainement biaisée par une héritage judeo-chrétien qui diabolise la nuit et appréhende des conditions climatiques rudes à la façon d'une punition divine.


Et pourtant.

L'hiver est une saison tellement plus surprenante que l'été et son soleil de plomb. Bien qu'étant une saison linéaire, elle est on ne peut plus variée. On y trouve brume, brouillard, la pluie dans tous ces états, le vent qui n'est pas en reste de créativité, les nuages, le soleil aussi, le givre, et comble du bonheur, la neige.

N'est-ce pas sous le givre que les jardins sont magnifiés, leurs reliefs mis en valeur par une lumière rasante?

N'est-il pas plaisant de déguster langoureusement un vin chaud en bas des pistes ou de se réchauffer les mains avec un cornet de chataignes devant les grands magasins ?

Le plaisir ultime n'est-il pas non plus de sortir glorieusement ses lunettes de soleil pour remercier le ciel d'être si bleu lors d'une promenade hivernale ? Ou de mettre dans un vase un bouquet de renoncules?

Et que dire d'un repas exclusivement composé d'un bon vin, d'un Mont Dore au four, quelques pommes de terre et un peu de pain de campagne ?


Vue de Buda sur le Danube et l'institut Français de Budapest par un après-midi de février 2003.

samedi 20 octobre 2007

Eloge de l'automne

L'automne a cette singularité, tout comme le printemps, d'être une saison linéaire. Il part de la chaleur de l'été et nous accompagne tout en douceur vers le froid de l'hiver.

C'est petit à petit, presque insidieusement, qu'il se révèle à nous. Quelques feuilles qui tendent vers des nuances orangées, un courant d'air plus frais qu'à l'ordinaire, les renoncules remplaçant les dahlias chez le fleuriste, les potirons sur les étalages...

C'est quand les Gingkos prennent leur teinte dorée que la couette en plume redevient un havre de paix ou que le chocolat chaud du dimanche après-midi commence à nous envelopper de ses arômes réconfortants. L'automne est une promesse, éphémère, une explosion de couleurs avant la déclinaison infinie du blanc et du noir.

Après la ferveur de l'été, la nature prend son temps et nous rappelle ainsi que nous pouvons nous (re)poser désormais, profiter tout en nonchalance de ces rayons de soleil qui sont encore un peu ceux de l'été et déjà aussi ceux de l'hiver.